quand d’Autres Hommes Peuplaient la Terre (2011)

Think Again, Again

Quand d’autres hommes peuplaient la terre – Jean jacques Hublin

hublin

L’évolution des premiers hominoïdes est bien documentée en Afrique de l’Est, mais voici une quinzaine de millions d’années on les voit également apparaitre en Eurasie.

La question de l’origine des chimpanzés, des gorilles et des hommes est de plus en plus débattue, mais il n’est pas impossible qu’elle résulte d’une seconde migration, dans le sens Eurasie-Afrique celle-là, il y a environ 10 millions d’années. Cette double migration fait l’objet d’âpres discussions…

Les Hominines: l’Homme et ses ancêtres.

Les Homininés : L’Homme et le Chimpanzé.

Les Hominidés : Homininés + Gorilles et Orang Outang.

Les Hominoides : Hominidés + Gibbons et Bonobos.

Le chromosome 2 humain correspond à la fusion de 2 chromosomes distincts du chimpanzé, que l’on retrouve aussi séparés chez le Gorilles et l’Orang-outang.

Le déplacement debout semble avoir permis d’autres aspects importants de l’évolution humaine : la réorganisation…

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La rotondité de la Terre et les voiles des bateaux

Science étonnante

Gustav_Adolf_Closs_-_Die_Schiffe_des_Columbus_-_1892Il y a quelques jours, ma fille m’a posé des questions sur la rotondité de la Terre. Je lui ai alors servi l’histoire habituelle, selon laquelle les Anciens avaient déjà remarqué que les voiles des bateaux étaient visibles avant leur coque, ce qui confirmait que la Terre était ronde.

Et puis je me suis demandé : est-ce bien raisonnable ? Est-ce que vraiment on pourrait ne voir que les voiles des bateaux ? Ou est-ce que l’effet est négligeable pour être vu à l’oeil nu ?

Eh bien faisons le calcul !

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Le vote FN, c’est de la détresse et de l’indignation

La fabrique de l’Opinion
Dominique Schnapper : « Les Français ont du mal à admettre qu’ils sont devenus marginaux dans l’histoire du monde »
Le vote FN, c’est de la détresse et de l’indignation
Dominique Schnapper

Sociologue, directrice d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Dominique Schnapper a multiplié les fonctions (dont neuf années au Conseil constitutionnel) et les livres. En digne fille de Raymond Aron, elle analyse la société française en s’interrogeant sur la citoyenneté, le racisme, l’intégration, le travail, l’égalité. Parmi ses derniers livres: Une sociologue au Conseil constitutionnel (Gallimard), Travailler et aimer (Odile Jacob) et tout récemment L’esprit démocratique des Lois (Gallimard), un titre en forme de clin d’œil au grand Montesquieu.

L a démocratie française est-elle en péril ? Pourquoi les citoyens se détournent-ils de plus en plus du vote et de la politique ? La sociologue Dominique Schnapper, ancien membre du Conseil constitutionnel, a analysé ce malaise français dans son dernier ouvrage, L’esprit démocratique des lois (Gallimard).

Selon vous, que signifie le vote Front national des européennes ?

C’est un rejet radical de la classe politique en même temps que l’expression des désirs illimités des Français. Ils veulent toujours plus de bien-être. Ils ont vécu au-dessus de leurs moyens et ils refusent toutes les mesures de rigueur qui s’imposent pour redresser la situation. Les politiques ne leur ont jamais dit la vérité. Il est vrai que dire la vérité et contraindre à la rigueur leur aurait sans doute coûté leur élection. Aucun n’en a eu le courage. Mais maintenant les Français leur en veulent de n’avoir rien fait. D’autre part, la scène politique est organisée par une opposition entre la gauche et la droite qui ne correspond plus aux enjeux réels. Les Français le sentent confusément et ont l’impression qu’on se moque d’eux, ils ne voient plus de raison de voter pour les uns ou pour les autres, alors ils votent Front national pour exprimer leur détresse et leur indignation.

De quand date cette grande défiance des Français ?

Au début des années 1980, avec l’élection de François Mitterrand, il y a eu un rêve, malheureusement fondé sur des illusions : on allait changer la vie, passer de l’ombre à la lumière. Rapidement, il a été clair que la vie n’allait pas changer. Là-dessus, la chute du Mur de Berlin en 1989 a consacré la fin du rêve communiste. On est revenu à la réalité, qui est austère et prosaïque. Mais les Français, à cause de leur héritage révolutionnaire, ont beaucoup de peine à accepter la gestion raisonnable et quotidienne des démocraties. La France a été un pays très politique, avec un fort sentiment de sa supériorité et de sa vocation universelle. Or notre place au Conseil de sécurité de l’ONU ne tient qu’au génie du général de Gaulle qui a réussi à transformer par le verbe la défaite française de 1940 en victoire. Les Français ont du mal à admettre qu’ils sont devenus marginaux dans l’histoire du monde.

Les Français veulent peser dans l’Histoire, mais sont aussi de plus en plus individualistes…

La démocratie par elle-même risque de susciter l’individualisme et l’égoïsme. Cela peut être compensé, comme dans les pays anglo-saxons, par un fort respect des institutions démocratiques et de l’Etat de droit. Ce respect est plus faible en France. Il faudrait faire renaître un projet politique qui réaffirme les valeurs de la démocratie, le sens de l’intérêt général et du dépassement de soi. Comme je suis un vieux professeur, je crois à l’éducation et à l’appel à la raison, mais je ne me dissimule pas que leurs effets paraissent parfois limités.

Y a-t-il eu une panne de la transmission des valeurs ?

Il y a une grande rupture entre la génération comme la mienne qui, même très jeune, a vécu la guerre, et les générations suivantes. Ce que nous apporte la démocratie, avec toutes ses limites, a pour ma génération un sens vécu. Aujourd’hui, nous sommes dans les sociétés les plus libres, les plus tolérantes, les plus riches et les moins inégalitaires qu’on connaisse. Les générations qui nous ont suivis ont sans doute été trop gâtées, grâce au confort matériel, à la liberté politique et à la liberté des mœurs, à la formation généralisée. Elles critiquent justement, au nom des valeurs démocratiques elles-mêmes, un régime qui ne répond qu’imparfaitement aux aspirations qu’il suscite. Mais ces critiques devraient être relativisées en comparant la démocratie aux autres sociétés.

Le niveau des hommes politiques baisse-t-il, ou la politique a-t-elle cessé d’attirer les meilleurs ?

Il y a une crise de la représentation dans toutes les démocraties. Longtemps, les électeurs ont élu des représentants qui étaient « meilleurs » qu’eux. Mais aujourd’hui l’exigence démocratique s’est accrue. De plus, nous avons en France un système de style monarchique, même si c’est une monarchie élective, qui impose aux jeunes qui seraient tentés par la politique des comportements de courtisans qui peuvent rebuter des personnalités dignes. Les jeunes très brillants de ma génération ont fait une carrière académique pour finir professeurs au Collège de France. A la génération suivante, ils sont entrés à l’ENA pour se lancer dans la politique. Maintenant, ils entrent dans les affaires.

Le monde politique est-il corrompu ?

La corruption directe est sans doute limitée. Mais il y a une tendance, chez les hommes politiques les plus en vue, à confondre les fonds publics et les ressources personnelles. Lisez René Dosière… Trop d’argent qui circule risque de corrompre les âmes faibles. Jérôme Cahuzac n’a fait que pousser à l’extrême, et de manière caricaturale, ce trait. Quand le monde politique est corrompu, le modèle se diffuse dans toute la société. Or, la corruption au sens courant du terme peut conduire à la corruption au sens où l’utilisait Montesquieu parlant de la « corruption » possible du principe qui organise un régime politique.

Les citoyens sont-ils devenus des consommateurs ?

Il y a un risque que la société ne soit plus composée de citoyens, mais d’individus recherchant exclusivement leur intérêt personnel et immédiat, en négligeant toute considération de l’intérêt général.

La démocratie participative peut-elle être bonne idée, ou est-ce un gadget ?

Aucun gadget n’est totalement inutile… Consulter les citoyens sur des enjeux de la vie collective entre les élections, pourquoi pas ? Mais à condition qu’il soit clair que la « démocratie participative » complète la légitimité issue de l’élection et qu’elle ne la remplace pas. Le problème, c’est que ceux qui sont présents dans les diverses instances de la « démocratie participative » sont déjà convaincus. Ce sont les mêmes qui votent, les lieux de la participation n’attirent guère les citoyens qui s’excluent eux-mêmes de la vie publique. Cela ne touche pas aux problèmes de fond.

Tout ce que vous dites aboutit-il à la remise en cause de l’élection du président de la République au suffrage universel ?

J’avais voté contre cette réforme en 1962, je la trouvais plus monarchique que républicaine. Mais les Français y sont attachés, c’est le scrutin auquel ils votent le plus. Il n’est pas question d’y toucher, ce serait une révolution ! Reste que le phénomène de cour que nous évoquions en est la conséquence. Il faut ajouter aussi les effets du scrutin majoritaire qui conduit la droite à reprendre des idées du FN, et la gauche à traiter Jean-Luc Mélenchon avec précaution, sans oublier que le parti de Marine Le Pen, avec 20 % des voix, n’est pas représenté au Parlement. Tout cela donne aux Français le sentiment que la scène politique ressemble à un jeu sans signification.

Le fait de parler un français compréhensible est-il une des raisons du succès de Jean-Marie et Marine Le Pen ?

Jean-Marie Le Pen a un grand talent. Sa langue est à la fois classique, avec des phrases qui s’enchaînent, et en même temps très concrète. Ses auditeurs ont l’impression qu’il parle comme eux. Alors que la langue technocratique de nos anciens élèves de l’ENA ou des « communicants » est floue, abstraite et incompréhensible. Marine Le Pen a moins de talent oratoire que son père, mais elle est très intelligente, et elle donne aussi l’impression de parler comme tout le monde.

Pourquoi personne ne dit aux hommes politiques qu’on ne comprend pas toujours ce qu’ils disent ?

Parce qu’ils vivent dans leur monde à eux ! C’est d’autant plus curieux qu’ils font des campagnes électorales, ils devraient donc savoir s’adresser à leurs électeurs. Ils sont devenus tellement prudents, craignant la petite phrase qui tue, et soumis à leurs communicants, qu’ils parlent une langue qui ne dit rien de précis – ce que j’appelle la « patouille démocratique » –, ces discours mous dans lesquels tout le monde peut se retrouver. A court terme, c’est peut-être efficace pour apaiser les conflits, mais, à long terme, cela aboutit à ce que les mots ne veulent plus rien dire.

Nicolas Sarkozy, comme Ségolène Royal, avait-il eu une bonne intuition avec le thème de l’identité ?

Une des dimensions du problème français aujourd’hui, c’est l’absence d’un grand récit qui puisse prolonger le roman national que les Français entretiennent sur leur exceptionnalité. Ségolène Royal l’avait senti quand elle évoquait la « démocratie participative » et l’« ordre juste », et aussi Nicolas Sarkozy quand il a introduit l’identité française dans le débat. L’intuition était sans doute assez juste, mais la manière l’a compromise pour longtemps. On n’invente pas un projet commun par des mots ou un ministère.

Les Français sont-ils mûrs pour un grand discours à la Churchill ?

C’est ma grande interrogation : que se passerait-il si quelqu’un venait dire ce qu’au fond tout le monde sait ? Raymond Barre et Michel Rocard ont essayé, ni l’un ni l’autre n’est devenu président de la République…

Faut-il attendre un homme providentiel ?

Churchill et de Gaulle ne seraient jamais arrivés au pouvoir sans la guerre. Sauf dans des périodes de crises que l’on ne souhaite pas, la démocratie produit rarement des gouvernants exceptionnels.

Tout lâcher pour partir vivre sur la planète Kepler ? Ça va vous prendre du temps

Jean-Paul Fritz

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Publié le 18-04-2014 à 10h47Mis à jour à 16h26

La « presque jumelle » de la Terre, la planète Kepler 186f, abrite peut-être la vie. Mais aller vérifier sur place va demander une certaine patience. Voici pourquoi.

Kepler 186-f se situe à 500 années lumières, a une dimension similaire à celle de la Terre et se situe en zone habitable NASA/Ames/JPL-Caltech/T. PyleKepler 186-f se situe à 500 années lumières, a une dimension similaire à celle de la Terre et se situe en zone habitable 

La découverte d’une planète de la taille de la Terre et située en zone habitable autour de son soleil, cela fait rêver. Vous rêvez d’y faire un tour, de refaire votre vie là-bas ? Réfléchissez à deux fois.

Pour être certain que Kepler 186f peut héberger la vie et même pouvoir s’y installer, il faudrait en effet aller vérifier sur place. Mais voilà, ça risque de ne pas être simple.

La planète est en effet située à quelques 500 années-lumière, ce qui est une distance colossale lorsqu’on sait qu’une année-lumière équivaut à pratiquement 9.460 milliards de kilomètres. Pour donner quelques exemples :

  • La sonde Voyager 1, seul engin humain qui ait quitté les limites de notre système solaire, a atteint la vitesse maximale de 62 136 kilomètres/heure. A cette vitesse, il lui faudrait encore… 8,69 millions d’années pour arriver jusqu’à Kepler 186f.
  • L’engin le plus rapide que nous ayons envoyé dans l’espace à ce jour est le satellite Helios 2. Il est propulsé à environ 253 000 kilomètres à l’heure. Il ne lui faudrait donc seulement que 2,13 millions d’années et des poussières pour rejoindre Kepler. Ce qui laisse le temps de revoir plusieurs fois la saga Star Trek.
  • Le satellite Solar Probe Plus, prévu pour un lancement en 2018, va battre des records de vitesse : 720 000 km/h. Même ce petit bijou devrait attendre 750 000 ans avant d’atteindre sa destination.

Bien sûr, on peut anticiper sur des progrès technologiques. Les voiles solaires, les moteurs ioniques… Il paraît plausible que l’on arrive dans les prochaines décennies à trouver des modes de propulsion qui atteignent, voire dépassent légèrement le dixième de la vitesse de la lumière.

Un tel engin devrait tout de même patienter 5.000 ans avant de voir Kepler 186f de près.

Comme le signalait hier Fred Dassert, un lecteur du NouvelObs.com dans les commentaires de notre article, même si les ingénieurs parvenaient à propulser une sonde à « seulement » 1% de la vitesse de la lumière, il faudrait bien… 50.000 ans pour atteindre Kepler 186f. Une éternité.

Le plus rapide serait encore d’envoyer un message, qui pourrait, lui, atteindre la vitesse de la lumière.

S’il y avait quelqu’un sur la planète pour répondre à ce message, il faudrait quand même patienter mille ans pour envoyer et recevoir un petit « coucou », le temps que le signal puisse effectuer l’aller et retour.

Voyager plus vite que la lumière ? Il existe déjà des pistes…

Pour les planètes lointaines, l’espoir c’est donc d’inventer des technologies qui permettraient de voyager plus vite que la lumière. Si celle-ci est considérée comme une limite infranchissable, il y aurait cependant des moyens, pour l’instant tout théoriques, de contourner l’obstacle.

C’est le cas notamment du moteur d’Alcubierre, sur lequel la Nasa se penche très sérieusement… sans que l’on sache encore vraiment si l’impossible est réalisable.

Jean-Paul Fritz

Le blog de Jean-Paul Fritz sur le site du « Nouvel Obs » : Chroniques de l’Espace-Temps

Y-a-t-il autant d’étoiles dans l’Univers que de grains de sable sur Terre ?

sciencetonnante.wordpress.com · by David Louapre · July 23, 2012

L’été est une bonne saison pour aller à la plage. Aussi pour s’adonner à l’astronomie. Voire les deux !Tout ça me rappelle une phrase que m’avait dite mon père au cours de vacances estivales, alors que je devais avoir dans les 6 ans : « Il y a autant d’étoiles dans l’Univers que de grains de sable sur Terre ! »

J’imagine qu’à l’époque je n’avais pas dû trop le croire. J’étais déjà perplexe devant l’immensité du nombre des grains de sable de la plage du Grau-Du-Roi, alors sur toute la Terre, pensez-donc !

Aujourd’hui, j’ai décidé de voir si mon père avait raison.

Combien y-a-t-il d’étoiles dans l’Univers ?

La réponse à cette question est très simple : on n’en sait rien ! On ne connait pas la taille de l’Univers, peut-être même est-il infini ! En revanche on peut se demander combien il y a d’étoiles dans l’Univers observable. Pour cela on va calculer ça très simplement en se demandant :

  • combien y a-t-il de galaxies dans l’Univers observable ?
  • combien une galaxie contient-elle d’étoiles (en moyenne) ?

La deuxième question est assez simple, on sait par exemple que notre galaxie, la Voie Lactée, contient entre 200 et 400 milliards d’étoiles. Ça fait déjà beaucoup ! Si les Terriens décident de se partager la Voie Lactée, cela veut dire que chacun d’entre nous recevra une quarantaine d’étoiles pour lui tout seul, soit probablement quelques centaines de planètes !

La question du nombre de galaxies dans l’Univers observable est plus compliquée. Mais heureusement il y a Hubble ! Entre 2003 et 2004, les astronomes se sont amusés à pointer Hubble dans un coin extrêmement sombre du ciel, et à essayer de faire la photo la plus précise possible de ce qu’ils voyaient.

Et voilà ce qu’ils ont vu. Avant de regarder cette image, observez quelques secondes de silence car vous contemplez l’une des photos les plus extraordinaires jamais réalisées par l’Homme (et cliquez dessus pour la voir en grand) :

 

 

Ça, c’est donc ce que le télescope Hubble peut voir en regardant dans un tout petit coin sombre du ciel. Ça ne se voit pas sur la photo, mais en analysant finement toutes les données, les astronomes ont pu identifier dans cette prise de vue pas moins de 10 000 galaxies ! Ce qui est bluffant, c’est que cette image ne couvre qu’un morceau du ciel minuscule : à peu près l’équivalent de la surface d’une tête d’épingle que vous tiendriez à bout de bras !

Pour être précis, le champ de vision de cette image est d’environ 0.04°, ce qui signifie qu’il faudrait faire environ 23 millions de photos comme celle-ci pour couvrir l’ensemble du ciel. Puisque l’on a trouvé 10 000 galaxies dans cette image, cela signifie qu’il y a certainement au minimum 23 millions x 10 000 = 230 milliards de galaxies. Comme c’est un calcul « en moyenne », disons qu’il y a quelques centaines de milliards de galaxies dans l’Univers observable.

Nous sommes au bout de notre calcul, s’il y a quelques centaines de milliards d’étoiles par galaxie et quelques centaines de milliards de galaxies, en faisant le produit des deux on trouve qu’il y a environ 10^23 (10 puissance 23) étoiles dans notre Univers observable !

Pour comparer avec le nombre de grains de sable sur Terre, passons maintenant à la plage !

Combien de grains de sable sur la Terre ?

Cette question est mine de rien un peu plus difficile que la précédente, alors je vais faire des approximations. De toute façon on cherche un ordre de grandeur.

On va supposer que toutes les côtes du monde sont bordées par une plage de 100 mètre de large, et de 10 mètre de profondeur. D’après ce que j’ai pu trouver, on peut estimer à 1 millions de kilomètres la longueur totale des côtes du monde. Ça nous met donc avec un volume de sable total sur Terre de 1000 milliards de m3.

Maintenant combien y-a-t-il de grains de sable par m3 ? Ça dépend bien sûr de la taille des grains ! De mon expérience, les grains sont très souvent plus petit qu’un millimètre, mais on les distingues quand même à l’œil nu. Dans la classification des géologues, on peut appeler « sable » ce qui va de 1/16eme de millimètre à 2 millimètres. Je vous fait une moyenne à 200 microns ! Avec cette taille moyenne de grain, on peut dénombrer environ 100 milliards de grains de sable par mètre cube.

Finissez le calcul tout seul : 10^12 m3 avec 10^11 grains par mètre cube, on trouve 10^23 grains de sable sur Terre. Le même ordre de grandeur que le nombre d’étoiles dans l’Univers !

Morale de l’histoire ?

Bravo Papa, l’affirmation était étonnamment juste ! Même à l’époque où Hubble n’était pas encore lancé ! Pour pousser l’analogie, notez qu’il y a à peu près autant de grains de sable dans 1 mètre cube que d’étoiles dans une galaxie, et autant de mètre-cubes de sable sur Terre que de galaxies dans l’Univers observable, donc 1 m3 de sable  = 1 galaxie.

Et aussi rappelez-vous que ces nombres astronomiques (c’est le cas de le dire) correspondent aussi en gros au nombre de molécules dans un verre d’eau.

Je sais pas vous, mais moi je me sens tout petit !

Pour aller plus loin…

Evidemment tous les calculs d’ordre de grandeur de ce genre sont contestables dans un sens ou dans un autre, mais rappelez vous qu’on raisonne au bas mot à un facteur 10 près.

Un des points les plus délicats du raisonnement, c’est peut-être la longueur des côtes. Comme vous le savez peut être, définir la longueur d’une côte n’a pas de sens en général, car c’est un objet fractal. La longueur des côtes est donc définie seulement « à une certaine échelle ». Mais dans mon raisonnement on introduit naturellement une échelle en prenant pour hypothèse des plages de 100 mètres de large. Donc on a besoin de la longueur totale des côtes terrestres, regardées à une taille caractéristique de 100 mètres. Je pense que le chiffre de 1 millions de kilomètres doit être raisonnable.

Fin 2013, 710 000 milliards de dollars de produits dérivés !!

Le Monde.fr | 17.12.2013 à 15h58 • Mis à jour le 17.12.2013 à 16h12 |Par Marie Charrel

Les produits dérivés représentent aujourd'hui dix fois le PIB mondial.

 

« Les produits dérivés sont une arme de destruction massive », a coutume de direl’investisseur et milliardaire américain Warren Buffett. L’étude publiée mardi 17 décembre par le cabinet d’analyse financière indépendante AlphaValue, intitulée « Quelles banques sont des Fukushima en puissance ? », montre que ce n’est pas près de changer. Celle-ci révèle en effet que la valeur notionnelle des dérivés (c’est-à-dire la valeur faciale qui apparaît sur les contrats de ces produits) dépasse désormais son niveau d’avant la crise des subprimes.

Au premier semestre 2013, elle s’élevait en effet à 693 000 milliards de dollars, contre 684 000 milliards au premier semestre 2008, selon les chiffres que le cabinet a tirés des rapports de la Banque des règlements internationaux (BRI). L’équivalent de dix fois le PIB mondial, contre trois fois le PIB mondial il y a quinze ans. « C’est un risque potentiel énorme, et la crise n’a pas changé les pratiques des banques en la matière », explique Christophe Nijdam, qui a piloté l’étude.

CDS, dérivés de taux, swaps… Les produits dérivés sont des instruments financiers dont la valeur varie en fonction du prix d’un actif appelé sous-jacent, qui peut être une action, une obligation, une monnaie, un taux, un indice ou encore une matière première. Ils ont été créés à l’origine par les agriculteurs afin de secouvrir contre les risques financiers, comme par exemple la flambée, ou au contraire l’effondrement, du prix du blé ou du café. Mais dès les années 1980, ils ont été progressivement détournés par les banques à des fins de spéculation.

Selon la BRI, sur les 5 300 milliards de dollars échangés tous les jours sur le seul marché des changes, seuls 7 à 8 % seraient utilisés par des opérateurs finaux non financiers souhaitant réellement se prémunir contre les risques. Or, la crise des subprimes l’a rappelé, les produits dérivés sont loin d’être sans danger. « La plupart s’échangent de gré à gré, c’est-à-dire d’un établissement à l’autre, sans règle de sécurité et dans l’opacité totale », explique-t-on à Finance Watch, une association qui milite pour une meilleure régulation de la finance.

L’assureur américain AIG, qui fut sauvé de la faillite par un prêt massif de l’Etat en 2008, détenait ainsi pour plus de 1 600 milliards de dollars de CDS (credit default swap)… « Comme personne ne savait qui détenait les CDS vendus ou échangés par AIG, ces derniers ont contribué à propager la panique dans tout le système », rappelle Christophe Nijdam, qui a travaillé sur les marchés dérivés dès les années quatre-vingt au sein de plusieurs établissements financiers. Un risque systémique que les dérivés font toujours planer sur le système financier.

CREDIT SUISSE, BANQUE LA PLUS EXPOSÉE

AlphaValue a également épluché les documents officiels des grandes banques européennes afin de déterminer quelles sont celles qui détiennent les montants notionnels de produits dérivés les plus élevés. En tête arrive la Deutsche Bank (55 600 milliards d’euros), suivie de la française BNP Paribas (48 300 milliards) et la britannique Barclays (47 900 milliards). La Société générale (19 200 milliards) et le Crédit agricole (16 800 milliards) apparaissent en huit et neuvième positions.

Mais si l’on compare ces chiffres au PIB du pays d’origine de la banque, le classement est un peu différent. Cette fois, c’est Credit Suisse (86 fois le PIB helvète !) qui figure en tête, suivi par UBS (65 fois le PIB suisse) et Barclays (26 fois le PIB britannique). BNP Paribas apparaît en cinquième position (24 fois le PIB français) devant la Deutsche Bank (22 fois le PIB allemand), la Société Générale (10 fois le PIB français) et le Crédit agricole (8 fois) en dix et onzième positions. La première banque américaine, JPMorgan, n’apparaît qu’en treizième place du classement (« seulement » 4 fois le PIB américain).

Les régulateurs sont conscients du problème, et exigent notamment que les échanges de produits dérivés passent à l’avenir par des chambres de compensation – structures qui assurent le règlement-livraison des transactions et garantissent le respect des règles de transparence et de sécurité.

Pour les produits les plus « exotiques », les régulateurs projettent de demanderaux établissements de mettre une certaine marge financière de côté, équivalente par exemple à 15 % de la valeur notionnelle du contrat pour les dérivés d’action. Déjà partiellement en place aux Etats-Unis, les réglementations sur le sujet sont encore en cours d’élaboration en Europe. De plus, la taxe sur les transactions financières, à l’étude en Europe, toucherait 0,01 % des transactions sur les produits dérivés. « Cette taxe réduirait de 75 % les volumes d’échange de ces instruments, c’est-à-dire l’essentiel de la part spéculative », commente Christophe Nijdam. A condition qu’elle soit un jour appliquée. « Le lobby du secteur mettra tout en œuvre pour en limiter la portée », prévient un député européen.

Pourra-t-on bientôt se téléporter ?

tempsreel.nouvelobs.com · by Jean-Paul Fritz · June 2, 2014

Scène de téléportation dans

Parmi les technologies imaginaires, la téléportation a une place à part. Pouvoir se déplacer instantanément d’un point à un autre, ça laisse rêveur… Cela fait peur aussi : l’idée de voir toutes les molécules qui nous composent se séparer pour se réassembler ailleurs a de quoi donner des cauchemars, surtout quand on a vu « La Mouche« . Malgré les nombreux épisodes de « Star Trek » qui la mettent en valeur, la téléportation peut sembler encore bien futuriste. Alors lorsqu’une équipe de scientifiques de l’université de Delft (Pays-Bas) annonce qu’elle a réussi à téléporter de l’information à distance d’une particule à une autre, cela suffit pour déchaîner une vague d’enthousiasme.

Il s’agit en effet d’une réussite majeure, mais pas forcément dans le sens où les « trekkies » pourraient l’espérer. Alors, que s’est-il passé exactement ?

Trois mètres de distance

Les chercheurs néerlandais ont transféré de l’information contenue dans un qbit (équivalent quantique du bit informatique) vers un autre qbit distant de trois mètres, et ce sans que l’information n’ait voyagé dans l’espace qui les séparait. L’information a donc bel et bien été téléportée, et ils relatent l’expérience dans un article qu’ils ont publié dans la revue « Science« .

Albert Einstein, qui n’était pas vraiment un fan de physique quantique, qualifiait de « sinistre action à distance » le phénomène, qui n’est donc pas nouveau, tout au moins sur le plan théorique. Il s’agit de la propriété décrite par la physique quantique sous le nom d’intrication : certaines particules sont liées de telle manière qu’une modification de l’état de l’une sera transmise à l’autre instantanément, même à distance. C’est cette propriété a depuis été mise en évidence par de nombreuses expériences, et les scientifiques néerlandais l’ont utilisée pour faire passer une information d’une particule subatomique à l’autre, et avec une fiabilité de 100%.

Pour réaliser cet exploit, relaté sur le site de leur université, ils ont utilisé des qbits faits à partir d’électrons « prisonniers » dans des diamants, ce qui rend leur observation plus aisée. Ils ont alors réglé le spin (sorte de direction de rotation) de l’électron source dans un état prédéterminé, et effectué les mesures…

Téléporter l’ADN et l’imprimer en 3D ?

Alors, est-ce le premier pas vers la téléportation d’êtres humains ? Le professeur Robert Hanson, co-auteur de l’étude, répond à cette interrogation sur le site du « Telegraph » :

Ce que nous avons téléporté, c’est l’état d’une particule. Si vous pensez que nous ne sommes pas plus qu’un assemblage d’atomes reliés ensemble d’une manière particulière, alors en principe, il devrait être possible de nous téléporter d’un endroit à l’autre. En pratique, c’est extrêmement improbable, mais dire jamais est très dangereux. Je ne l’excluerai pas totalement parce qu’il n’y a aucune loi fondamentale de la physique qui l’empêche. Mais si cela se produisait, ce serait loin dans le futur ».

Si on ne peut pas téléporter des êtres humains, peut-être pourra-t-on un jour transmettre les données contenues dans leur ADN. Adam Stelzner, ingénieur à la NASA, a développé une théorie selon laquelle la conquête de l’espace pourrait se faire en imprimant « organiquement » des êtres humains sur d’autres planètes. Pour transporter les données ADN, il avait envisagé d’encoder ces informations génétiques dans des bactéries pour le transport. Mais si l’on peut téléporter instantanément de l’information, il suffirait peut-être juste d’envoyer les imprimantes 3D… On ne téléporterait alors pas la matière, mais l’information nécessaire pour la reconstituer.

Premier pas vers un Internet quantique

Mais pour en revenir à la réalisation de l’équipe néerlandaise, s’il ne s’agit pas pour l’instant d’une étape pour la transmission de matière, c’est très certainement un pas de géant dans cette nouvelle branche technologique qu’est l’informatique quantique, qui utilise les propriétés de la physique quantique pour bâtir de nouveaux ordinateurs. Le fait de pouvoir transmettre ainsi à distance et instantanément des informations serait en effet une pièce maîtresse pour bâtir… un Internet quantique. Téléporter les données d’un point à un autre serait instantané, n’aurait pas de problèmes de débit (fini l’engorgement du réseau Wifi). Cerise sur le gâteau, les informations ainsi transmises seraient impossibles à intercepter.

Reste donc à perfectionner la technique. L’équipe de l’université de Delft projette une nouvelle expérience cet été, mais cette fois en plaçant les deux diamants dans des bâtiments différents du campus, à 1.300 mètres de distance.

Le blog de Jean-Paul Fritz sur le site du « Nouvel Obs » : Chroniques de l’Espace-Temps

le présent du passé au cube, 2013

Think Again, Again

coppens

Orrorin (6 millions d’années) est bien debout, il est bien bipède, mais la morphologie des fémurs conduit à le rapprocher de préhumains particuliers, les australopithèques, c’est-à-dire de l’écarter de l’ancestralité directe de l’homme.

Little Foot est un petit préhumain de 3 millions d’années. En réponse aux changements climatiques, notre famille eut deux réponses : une gracile l’autre robuste. En Afrique orientale, la réponse robuste c’est l’australopithèque zinjanthrope, la réponse gracile, c’est l’homme. De façon similaire en Afrique du sud sont apparus des variantes de l’australopithèque (graciles et robustes). C’est probablement l’Afrique orientale (Ethiopie, Kenya, Tanzanie, Malawi) qui a donné naissance au genre homo, et pas l’Afrique du sud.

Lucy, de l’espèce Australopithecus afarensis : 52 os. Mais on dispose actuellement de 370 os de cette espèce.

Le climat a changé et est devenu plus sec, avec moins de végétaux. La solution des préhumains…

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