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La stabilisation du nombre d’habitants à 9 milliards d’ici à 2050 est, selon l’ONU, loin d’être acquise

Le spectre de la  » bombe démographique  » plane-t-il à nouveau sur la planète ? Une étude du Conseil économique et social des Nations unies, publiée début février, met clairement en garde : sans un effort considérable pour abaisser le nombre de naissances, le scénario optimiste d’une population mondiale culminant à 9 milliards d’individus vers 2050 pour décliner ensuite pourrait être illusoire. Cette hypothèse rassurante, correspondant à un scénario  » moyen «  de croissance de la population selon les Nations unies, s’est largement imposée ces dernières années, apaisant les craintes d’une planète étouffée par la surpopulation. Au point de faire oublier qu’elle ne se réaliserait pas d’elle-même, redoute l’ONU.

 » La réduction continue de la fécondité dans les pays en développement est considérée comme acquise, de nombreux décideurs sont convaincus que la démographie n’est plus un sujet de préoccupation, observe le démographe Thomas Buettner, de la division de la population de l’ONU. Pourtant la population mondiale pourrait se révéler bien plus nombreuse que prévue. «  Le moindre relâchement dans la baisse du taux de fécondité aura des conséquences explosives, prévient l’ONU dans ce rapport. Il suffirait que la fécondité reste un demi-point au-dessus de celle prévue dans le scénario moyen jusqu’en 2050 pour que la population mondiale atteigne non plus 9 mais 10,5 milliards. Si, ensuite, cette fécondité restait seulement un quart de point au-dessus de l’hypothèse moyenne, le monde compterait 14 milliards d’individus en 2100.

fécon

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